Dans quelle langue lire des livres aux enfants?

Je souligne que je pense à la situation d’un parent qui vit dans le bilinguisme et le biculturalisme, pas à la programmation d’une langue étrangère.

Sans réfléchir longtemps, je dirais dans sa langue maternelle. Le principe de l’éducation dans les familles bilingues est « un parent, une langue ».

Je dois avouer que je n’ai jamais lu de livres aux très petits enfants qui ne parle pas ou qui commence tout juste à parler, mais je les racontais. Un petit enfant généralement ne comprendra pas le texte lu, même simple et nous rencontrerons des difficultés à attirer son attention. Il essaiera de déchirer ou de fermer le livre, de tourner les pages avant que nous terminerons de lire le texte ou de s’en aller ennuyé. C’est différent quand nous montrons les différents éléments de l’illustration. Nous pouvons commencer par des grandes images que nous décrivons avec nos propres mots. « C’est un chat. Le chat fait miaou …  » Nous pouvons aussi choisir des livres en noir et blanc. Ils seront plus simples pour eux à la réception. Le premier livre préféré de mes enfants était Noir blanc rouge. Léger, doux, bruissant et apaisant des gencives douloureuses, il pouvait être lu par tous leurs sens.

Noir blanc rouge, Tourbillon 2011.

Au fil du temps, j’ai cherché des illustrations plus élaborées, mais au lieu de lire les textes qui les accompagnés, je les décrivais avec de plus en plus de détails, par exemple, dans le livre d’Emilie Beaumont Le tracteur de Peter, de la série P’tit Garçon (des photos de l’édition polonaise), j’ai nommé les animaux qui y apparaissent, imitant les sons qu’ils émettent, les outils, les émotions qu’il pouvait ressentir Peter et les actions qu’il menait. Avec mes propres mots, je racontais des livres. Alors, dans quelle langue le livre ne serait pas écrit, nous pouvons le raconter dans notre propre langage. Cela crée des versions intéressantes de la même histoire en fonction du parent qui parle.

Emilie Beaumont, Le tracteur de Peter, Collection P’tit Garçon, Fleurus 2008.

Et qu’est qu’on fait avec des enfants plus âgés? Nous ne commençons à lire que lorsque l’enfant est capable de comprendre des phrases entières et il parle. Et la langue? Je trouve que le mieux est que chaque un fasse en accord avec soi-même. J’avoue que moi-même, je traduis personnellement sur le vive en lisant, si le livre est écrit en français, mais tout le monde ne se sentira pas à l’aise de faire la lecture de cette façon.

Bonne lecture,

Ania

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